Cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivée. J'essaye de passer le temps comme je peux, en attendant que Morphée veuille bien de moi.Mais elle se fait de plus en plus désirée, pour mon plus grand malheur.
Je sais bien qu'elle n'y est pour rien, c'est juste moi qui cogite de trop. Je pense à quoi, me demandez-vous, je ne peux pas le dire, et c'est bien ça le problème. Ca me bouffe de l'intérieure, ça me bouffe de ne pas arriver à faire sortir ce que je pense.
Ca laisse un goût amer dans la bouche, ça rend le coeur lourd et me rend désagréable.
J'essaye de faire ce que je peux, mais sortir ces choses là n'a jamais était mon fort, et seule une personne arrive à me pousser à bout, à m'arracher mes pensées, à me les faire vomir. Je le hais après cela, mais ça fait longtemps qu'il ne l'a pas fait. J'aimerai bien l'avoir à mes côtés en ce moment, j'aimerai bien ne pas être seule chez moi à ce moment précis. Je n'ai jamais aimé me retrouver seule dans cette maison trop grande et trop vide, trop silencieuse. Je trompe la solitude avec toutes les lumières allumées, et le téléphone est ma planche de Salut. J'aimerai bien l'appeler, mais je ne sais pas s'il dort, il est avec des potes, ou avec une autre, à moins qu'il soit complétement ivre.
Je ne sais pas, la seule chose que je sais, c'est que je n'appelerai pas, je vais attendre sagement Morphée, quite à lui forcée un peu la main pour entrer dans son monde. Là où je ne pense plus, ne vis plus, là où tout est paisible.
Et puis sourire, parce que les gens n'apprécie pas le malheur, parce que sourire est la seule chose à faire en attendant, un début, une fin, je ne sais pas.
Je m'en retourne dans mon lit, en priant Cette salope de déesse du sommeil de venir me chercher bientôt, sinon c'est moi qui vais la chercher!